Catégorie : Éducation et Culture

Éducation et Culture

Situation des collèges de Vénissieux…

Vénissieux – Restructuration partielle du collège public Elsa Triolet – Individualisation complémentaire d’autorisation de programme – Consultation de l’équipe de maîtrise d’œuvre –

Mme la Conseillère PICARD : Monsieur le Président, mesdames, messieurs, nous nous félicitons des travaux de restructuration décidés pour le collège Elsa Triolet, d’autant que ce collège des Minguettes accueille une population scolaire particulièrement modeste. Ces travaux sont aussi le résultat d’un engagement important des équipes pédagogiques et administratives, des parents d’élèves pour obtenir le meilleur pour leurs élèves. Depuis de nombreuses années, nous avions alerté le Conseil général, puis la Métropole, de la vétusté indigne des plateaux techniques des Segpa, locaux et matériels. Le démarrage rapide des travaux pour ces secteurs répond à cette urgence, c’est une bonne chose. Les enjeux de revalorisation ne manquent pas pour cet établissement mais nous insistons, avant tout, sur la nécessité de lutter contre le délabrement du bâtiment, bien avant de penser à la promotion du programme Edumix. Nous avons appris qu’un nouveau collège devrait voir le jour à Vénissieux, à destination des jeunes de Saint Fons et Vénissieux, car la population scolaire de ces deux Communes est en nette augmentation. C’est une bonne nouvelle, comme celle de l’ouverture d’un restaurant scolaire au collège Michelet. Cependant, concernant la situation des collèges de Vénissieux, nous devons à nos habitants et enseignants, de vous rappeler le besoin urgent et important de travaux qui existent au collège Aragon, un des plus anciens de Vénissieux, situé dans un quartier qui augmente en population. Voilà plus de 10 ans maintenant que les enseignants, les parents d’élèves et nous-mêmes, alertons sur la situation de ce collège qui, hormis les portails et parkings d’entrées, n’a pas connu de travaux importants : ● toilettes devenues inutilisables ; ● salles de physique vétustes, voire dangereuses, avec des tables de travail obsolètes ; ● préau bruyant et mal isolé… Monsieur Desbos connaît tout cela, puisqu’il siège au Conseil d’administration pour la Métropole. Le sentiment d’être délaissé grandit dans ce collège, nourrit le doute, la fuite vers le privé. Il devient incompréhensible, après tant d’alertes données par les uns et les autres, que rien ne soit fait. Monsieur le Président, nous avons besoin, pour ce collège, de réponses précises rapidement et, d’une manière générale, il nous semble que nous avons besoin, d’ici la fin de ce mandat, d’un bilan de l’état de nos collèges, des travaux nécessaires (voire des constructions et reconstructions), de manière à agir le plus efficacement possible et à donner une perspective aux parents et personnels concernés. Je vous remercie. M. LE PRÉSIDENT : Merci. Monsieur Desbos ? M. le Conseiller délégué DESBOS : Effectivement, madame le Maire, vous avez raison. Le collège Aragon est un des collèges les plus en difficultés. On a dû faire des choix pour ce mandat. On a fait le collège Elsa Triolet en premier, et le collège Aragon est, bien évidemment, dans nos perspectives. D’ici la fin du mandat, on va commencer à le regarder de très près et, peut-être, devrons-nous ensemble sur le prochain mandat -on ne sait jamais- mener une grosse opération sur le collège Aragon.

Éducation et Culture

Représentant de la Métropole au Conseil de l’Université de Lyon…

Conseil d’administration de la Communauté d’universités et établissements (COMUE) Université de Lyon – Désignation d’un représentant du Conseil –

M. le Conseiller MILLET : Monsieur le Président, comme nous l’avions annoncé lors d’un précédent conseil, nous ne voterons que pour un élu qui s’engage à rencontrer les représentants des personnels et, donc, leurs syndicats et à en rendre compte dans un rapport d’activité en séance. Car, sinon, vous pouvez continuer à faire comme si tout allait pour le mieux dans un monde universitaire en pleine mutation vers la société radieuse de la connaissance… Avez-vous entendu parler du vote unanime du Comité technique universitaire national contre le projet de texte du Gouvernement, qui veut transformer le recrutement des enseignants-chercheurs par leurs pairs en donnant la présidence des Comités de recrutements aux présidents d’établissements ? Avez-vous eu connaissance des ordonnances du Gouvernement sur l’université et de leur rejet unanime par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Elles proposent, ni plus ni moins, un statut dérogatoire au Code de l’éducation pour les communautés d’universités pendant dix ans : l’UDL (Université de Lyon) étant, bien sûr, candidate pour ce statut, qui permettra entre autres de fixer librement les frais d’inscriptions, et de limiter la représentation des personnels dans les Conseils de l’université-cible ! Cette ordonnance vient éclairer le discours du projet de loi « Pour une école de la confiance » qui devrait s’appeler « Pour un Gouvernement de la défiance envers les acteurs de l’université » et, notamment, les enseignants-chercheurs… En attendant l’élu courageux qui prendra le risque de rencontrer les syndicats universitaires, nous vous faisons connaître les derniers communiqués de l’intersyndicale universitaire de Lyon-Saint Étienne. Vous aurez sur mon blog les textes complets, je vous en livre quelques extraits…. Le premier, daté du 20 septembre dernier, s’intitule « Université-cible » : personnels et usagers toujours dans le brouillard… Nous constatons une fois de plus, et ce malgré les demandes d’informations répétées durant l’année universitaire, que l’opacité est toujours de mise : ► depuis le document superficiel diffusé aux personnels le 3 juillet via intranet, aucune information plus précise concernant l’avancée du « chantier Université-cible » n’a été diffusée ; ► la Conférence inter-établissements annoncée pour juin/juillet n’a pas eu lieu ; ► d’importantes divergences, voire des contradictions, apparaissent dans les informations parcellaires émanant de chaque établissement ; ► la composition des groupes de travail (composantes, structures ou organisation, fonctions support, …) n’est même pas publique. Pour autant, il semblerait que la reconfiguration du paysage universitaire lyonnais continue d’avancer à grands pas et que les groupes de travail doivent rendre leurs conclusions finalisées et définitives pour mi-octobre. « […] nous réclamons que soient communiqués, dans les plus brefs délais et à toute la communauté universitaire, la composition des groupes de travail annoncés et les documents de travail qui circulent entre personnes autorisées, afin de pouvoir faire des propositions en temps utile. Nous demandons que la communauté universitaire puisse prendre part aux réflexions, aux débats et décisions qui la concernent et que les élu⋅es cessent d’être méprisé⋅es. » Lyon, le 20 septembre 2018 Associations, collectifs et syndicats signataires : DTUL, Idexit, IDDE, FSU (SNASUB Lyon 1, Lyon 2, Lyon 3 ; SNESUP Lyon 1, Lyon 3, ENS ; SNCS Lyon 1), CGT FERC SUP (FERC SUP 42, Lyon 1, Lyon 3, ENS, INSA, ECL ; SNTRS-CGT Lyon CNRS), SUD (Lyon 1, Lyon 3, ENS, Sud Éducation 69, Sud Recherche EPST 69 et 42) Le deuxième communiqué du 11 octobre est intitulé « Combien coûte l’Idex ? »… « La dotation liée au label IDEX pour l’ensemble de nos universités et établissements est de 13,5 millions d’euros par an, sur un budget annuel total de plus d’un milliard d’euros. Mais cette dotation est à mettre en regard avec les frais de fonctionnement de la COMUE « Université de Lyon », en charge de sa gestion, qui sont de… 55 millions d’euros sur quatre ans ! Ainsi, pas un centime du fameux IDEX n’arrive aux chercheurs et aux étudiants. » La presse a déjà fait état du coût exorbitant des différents « cabinets de conseil » privés dont s’entoure l’exécutif, avec bien peu de résultats ! Rappelons également la rémunération indécente des membres du « Scientific Advisory Board » de l’IDEX, qui peut s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une simple réunion, pour quelques pages de conclusions triviales dénuées de tout intérêt stratégique… « Il serait temps que les élus politiques (de l’État, de la Région, de la Métropole, etc.) exigent l’arrêt de ce gaspillage d’argent public. » Et le dernier, le 18 octobre, intitulé « Un millefeuille très fragmenté »… 1° feuille : l’actuelle ComUE, « Université de Lyon, avec ses 11 membres et ses associés ». Depuis l’explosion en vol de « l’Université unique intégrée » promise dans la candidature IDEX (exclusion de Lyon 2 et retrait prudent de l’IEP, l’ENTPE, Centrale Lyon et l’ENISE), il paraît peu probable que cette couche disparaisse, même si elle devra être transformée. Il faut en effet « assurer la coordination territoriale de la loi Fioraso », obligatoire pour tous les établissements dépendant du ministère ESR avec, rappelons-le, un contrat quinquennal de site unique et des volets par établissements. 2° feuille : le « Consortium » IDEX, « défini par une convention et un accord non publics, il regroupe 9 ou 10 membres de la ComUE … Il a sa propre gouvernance (opaque)… » 3° feuille : l’Université-cible à 5, une fois Lyon 2 exclue autoritairement et une fois enlevées les 4 qui préfèrent rester à l’extérieur (pour ne pas perdre leur personnalité morale et leurs diplômes), l’université-cible se construirait à partir des universités Lyon 1, Lyon 3, Saint Étienne, et de l’ÉNS et l’INSA. Ces établissements se regrouperaient dans un établissement expérimental à statut très dérogatoire, permis par l’ordonnance qui devrait être prise avant la fin de l’année. Le vote formel des établissements pour ce regroupement (et ses statuts) serait planifié en juillet 2019 : c’est demain. 4° couche : l’Institut de licence et les « pôles », « […] les licences seront regroupées dans un institut, c’est une promesse du dossier de candidature IDEX reprise dans les « principes incontournables », non votés mais appliqués… » Le 3 juillet dernier, les établissements ont simultanément communiqué sur la composition potentielle des « 8 ou 9 pôles, qui ont vocation à devenir en 2025 les composantes de l’Université-cible ». Il s’agit d’un changement total, puisque « les composantes des universités sont morcelées, les morceaux étant éparpillés puis réunis autrement ». Par exemple, sans parler de la licence, « la faculté ST de Lyon 1 serait démembrée puis répartie dans 3 pôles ». Des disciplines sont divisées entre plusieurs pôles : informatique, biologie, langues, … « Tout cela de façon incohérente avec les laboratoires de recherche. » Il est important, ici, de rappeler que le principe même voulu par le « jury international » est que la gestion des ressources humaines et des diplômes soit, pour l’essentiel, centralisée à la présidence de l’Université-cible (voir les « conditions à deux ans »). 5° niveau : les « Morceaux », l’ÉNS et l’INSA… à l’intérieur de chaque pôle, on retrouverait alors les « morceaux » issus du découpage des composantes des universités, et deux cas particuliers : l’ÉNS et l’INSA. « On leur promet qu’ils garderont leur personnalité juridique mais l’annexe 4 du dossier IDEX qui conditionne les financements affirme : « ce statut permettra que l’Université-cible intègre écoles et universités dans un établissement unique avec une seule personnalité morale »… ». Voilà ce que les politiques des Gouvernements successifs fabriquent : une technocratie bureaucratique déconnectée de la réalité des enseignements et des recherches… J’en profite -monsieur le Maire Jean-Paul Bret, cher collègue- serez-vous celui qui laissera disparaître l’INSA en votant silencieusement pour tout ce que l’État propose ?

Éducation et Culture, Finances et Institutions

Pour une autre démocratie dans la Métropole !

Attribution de subventions au titre du soutien au Patrimoine et du Devoir de Mémoire – Année 2018 – Convention de partenariat avec la fondation du patrimoine et délégation d’attribution de subventions à la Commission permanente pour la mise en œuvre du dispositif –

Mme la Conseillère BURRICAND : Monsieur le Président, je vais profiter de cette courte intervention pour laisser monsieur Millet s’exprimer sur ce que nous avions prévu concernant le rapport sur le voyage à Auschwitz-Birkenau, et je reprendrai la parole après. M. le Conseiller MILLET : Monsieur le Président, nous soutenons évidemment cette délibération qui organise ce voyage de mémoire qui marque fortement tous ceux, élus et agents, qui y participent et qui, donc, joue un rôle crucial dans la formation comme citoyen de nos collégiens, leur rapport à l’histoire, leur connaissance de la réalité qu’a été l’Holocauste. C’est pourquoi nous pensons plus que jamais que cette action ne peut s’inscrire dans le cadre partisan de l’exécutif et qu’elle doit associer, comme le faisait toujours le Conseil général, les élus métropolitains des Communes des collèges concernés. Merci. Mme la Conseillère BURRICAND : Plus précisément sur cette délibération, nous en partageons les objectifs mais nous nous abstiendrons pour une simple raison, c’est que cette délibération propose, dans son 3° point, de « déléguer à la Commission permanente le soin d’attribuer les subventions à intervenir ». Or, nous considérons que le nombre de délégations à cette Commission permanente -qui plus est, elle fait office d’exécutif plutôt que de Commission permanente- est déjà trop important. C’est pourquoi nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Éducation et Culture

Territoire éducatif innovant : et le service public dans tout ça ?

Territoire éducatif innovant – Attribution d’une subvention au Centre de recherches interdisciplinaires – Année 2018 –

Mme la Conseillère BURRICAND : Monsieur le Président, chers collègues, je dois vous dire que cette délibération m’a demandé un gros travail de recherches. J’aime bien comprendre ce que je vote, c’est le minimum de respect pour nos électeurs. Le moins qu’on puisse dire, c’est que, même en commission, les éléments justifiant cette subvention et le choix des intervenants étaient plus que flous. Les remous, les contestations suscités par Edumix l’année dernière au Collège Elsa Triolet, les discussions sur ces thèmes avec des enseignants divers me conduisent à ne pas prendre ce sujet à la légère. La démarche proposée ici ne fait pas consensus dans le corps enseignant. Je me suis donc interrogée : qui est François Taddei -dont le nom ne m’était jusque-là pas parvenu-, qu’est-ce que le CRI, qu’est-ce qu’Ashoka, que recouvre le concept de « société apprenante » ? La délibération elle-même interroge : pourquoi ce florilège de formules aussi séduisantes que vides ? Il en est de même pour la convention que j’ai pris soin de lire. J’en cite quelques extraits : « Identifier et fédérer les acteurs du changement provenant de mondes différents (institutions publiques, société civile, secteur privé, recherche, etc.) » Public/privé dans l’Éducation nationale ? L’appui sur Ashoka est explicite. Je suis donc allée voir ce qu’était Ashoka puisqu’en commission aucune réponse sérieuse ne m’avait été donnée sur cette ONG. Je n’ai pas vraiment été rassurée. Ashoka France annonce ses objectifs : Détecter les entrepreneurs sociaux dont les innovations répondent aux enjeux de société dans tous les domaines et accompagnent leur développement. Mais qui détermine les enjeux ; à partir de quels critères, de quels objectifs ; qui décide qui est innovant, sur quelle base ? Connecter des acteurs de différents horizons (ceux de la société civile comme des secteurs publics ou privés) « pour accélérer l’émergence de nouveaux modèles en faveur de l’intérêt général ». Tout dire pour ne rien dire… Ashoka résume ainsi son projet : « Pour être acteur du changement et contribuer à transformer positivement la société, les nouvelles générations doivent acquérir des compétences et des qualités essentielles telles que la prise d’initiative, la collaboration ou l’empathie »… Je dois dire que le mot « empathie » utilisé dans un tel contexte m’a choquée. Auront-ils encore droit à la colère et à la révolte ? Ashoka affirme aussi vouloir que « chaque individu, dès le plus jeune âge, soit en mesure de transformer positivement la société dans laquelle il grandit ». Quelle ambition ! Pour combien se concrétisera-t-elle sans action collective et transformation sociale ? Et Ashoka ne prétend rien de moins que de transformer l’expérience éducative avec ses « Changemakers Schools » et ses « Fellow Ashoka », se prétendant en quelque sorte maître à penser de l’éducation. Parlons argent ! Ashoka, c’est 42 millions de dollars dont 2 millions pour la France. Des partenaires comme American Express, Cartier, Bettencourt, BNP Paribas, la fondation Bettencourt Schueller finançant largement le CRI, dont je ne suis pas certaine qu’il ait besoin d’argent public. En tout cas, nous n’avons pas les éléments pour le décider aujourd’hui. Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé la suppression de 1 800 postes, pour l’essentiel, dans les collèges. Je manque peut-être un peu d’empathie mais pas de sens critique : quand on affaiblit un service public et qu’on y introduit, sous prétexte d’innovation, des officines privées financées par les grosses fortunes mondialisées, c’est qu’il y a un loup. Nous nous opposerons donc à cette délibération.

Éducation et Culture, Finances et Institutions

Conseil d’administration de l’Université Lumière Lyon 2 – Désignation de représentatnts du Conseil –

M. le Conseiller MILLET : Cette délibération nous conduit à désigner un représentant titulaire et un suppléant pour le Conseil d’administration de l’Université Lyon 2. Nous savons bien que les désignations dans les organismes extérieurs se font pour l’essentiel, comme pour la Commission permanente, au sein de l’exécutif et comme on voit à quel point les élections municipales et métropolitaines, pourtant encore lointaines, préoccupent nombreux d’entre vous, nous nous doutons que l’heure n’est pas aux ouvertures politiques. Cependant, l’université est l’objet depuis des années de restructurations lourdes qui impactent fortement la vie des personnels comme des étudiants et ce n’est pas étranger aux mouvements sociaux qui agitent les universités en ce moment. Vous pouvez vous rassurer en affirmant qu’il ne s’agit que de minorités, certains diront même de « minorités dangereuses », mais la vérité est que la grande masse des acteurs de l’université est de plus en plus inquiète de vos réformes, de votre modèle d’une université de la concurrence, de la sélection des étudiants comme des chercheurs et des laboratoires. Mais la déclaration des présidents d’université avertissant que, sans crédits supplémentaires pour accompagner la loi, cette réforme -pourtant nécessaire- est vouée à l’échec devrait vous alerter. C’est pourquoi nous considérons que nos représentants dans les Conseils d’administration doivent être à l’écoute de l’ensemble des acteurs de l’université. Pour l’instant, ils sont pratiquement les représentants du Gouvernement pour défendre et voter les réformes, prenant systématiquement la position contraire aux élus des personnels et des enseignants. Nous demandons que nos représentants s’engagent à rencontrer les élus des personnels avant chaque Conseil d’administration et nous transmettent un rapport annuel sur leur rôle dans ces conseils, leurs contacts avec les autres élus et le bilan de leurs votes. Nous ne voterons pour aucun candidat qui ne prendrait pas cet engagement.

Économie, Emploi et Insertion, Éducation et Culture, Finances et Institutions

Équipements culturels – Scènes de rayonnement national et international – Attribution de subventions pour l’année 2018 –

Mme la Conseillère BURRICAND : Monsieur le Président, les syndicats nous font part de leurs inquiétudes sur la question de la précarité des personnels et sur la question récurrente des décors et costumes de l’Opéra, qui seraient trop souvent fabriqués ailleurs que sur notre territoire. Je vous remercie.

Éducation et Culture, Finances et Institutions

Collèges – Convention pour l’utilisation des équipements sportifs 2018-2020 –

Mme la Conseillère BURRICAND : Monsieur le Président, chers collègues, suite à cette convention, pendant les Conseils d’administration des collèges, il n’est pas rare, et même fréquent, que les professeurs d’éducation physique nous fassent part des difficultés qu’ils rencontrent pour disposer des équipements nécessaires à leurs activités. Cela n’est pas dû à une mauvaise volonté des Communes mais bien à l’utilisation intensive des différents équipements sportifs et à l’insuffisance des équipements sportifs propres aux collèges. Et donc, dans les mois qui viennent, est-ce que nous pourrions avoir une vision globale des équipements sportifs dont bénéficient les collèges en propre, de ceux dont ils bénéficient de par des conventions avec les Communes et, d’autre part, les manques recensés ? Et puis, pourrions-nous savoir, sur ces questions des équipements sportifs, s’il y a une volonté d’investissement dans le futur et, s’il y a, à quel niveau elle pourrait être ? Ce serait bien que nous ayons une vision globale, de ce point de vue, dans les collèges. Je vous remercie. M. le Conseiller délégué DESBOS : Simplement, pour vous rassurer, dans tous les collèges on fait du sport, que ce soit les équipements à l’intérieur des collèges ou à l’extérieur. Simplement, effectivement dans les nouveaux collèges, on prévoit un peu plus large. La preuve, c’est que dans le 7° arrondissement le soutènement est à 10 000 m², dont 5 000 m² de construction propre au collège. Donc, on aura forcément des équipements sportifs. Et ce qui se faisait jusqu’à présent au Conseil général, c’est que les équipements sportifs dépendaient des mairies et le collège, du Département. Donc, cela a été reconduit dans ce sens-là. Donc, on demande effectivement un effort aux collectivités, qui sont les mairies, pour adapter, pour construire des terrains de sport autour des collèges. Ce qui est fait. On a un peu de difficultés sur Lyon, mais on vous fera un état des lieux et, soyez rassurée, les collégiens pratiquent du sport. On s’adapte, eux aussi. Tous les sports ne sont pas pratiqués au sein des collèges et, en fonction de chaque sport et de ce que les professeurs préconisent, on peut dire que les collégiens pratiquent le sport de manière satisfaisante.

Économie, Emploi et Insertion, Éducation et Culture, Finances et Institutions

Attribution d’une subvention à la Fondation pour l’Université de Lyon (FPUL) pour le projet BigBooster, dispositif international de sélection et d’accélération de start-ups à fort potentiel – Années 2017-2018 –

M. le Conseiller MILLET : Monsieur le Président, chers collègues, voici donc revenu le « bootcamp non profit du BigBooster de start-up », monsieur le Président. J’espère que vous avez une traduction, peut-être faut-il prévoir des versions françaises des délibérations ? Je vous propose une traduction : « le camp d’entraînement à but non lucratif du grand amplificateur de jeunes pousses ». (Rires). M. LE PRÉSIDENT : Vous pouvez nous le répéter ? M. le Conseiller MILLET : Elle sera écrite, monsieur le Président. L’anglicisation de nos délibérations comme d’un grand nombre d’activités publiques pourtant soumises théoriquement à la loi Toubon, comme le « made for sharing » de Paris, révèle à quel point les décideurs ne respectent la loi que quand cela les arrange, ignorant la loi Toubon avec dédain. Bernard Cerquiglini, Recteur de l’Agence universitaire de la francophonie, dit à propos de cette loi qu’elle « renforce la francophonie en France et dans le monde ». Sauf que pour les textes de la Commission européenne, le pourcentage de documents produits en français est tombé de 38 % en 1996 à 4,4 % en 2013 –et je pense qu’on est encore en-dessous aujourd’hui–. Comme enseignant-chercheur, je peux vous dire que cette anglicisation a des conséquences désastreuses sur l’édition scientifique de langue française. Il est devenu impossible de faire vivre une revue de bon niveau francophone alors que nos voisins allemands ou nos amis chinois maintiennent et développent leur propre édition scientifique. C’est un enjeu économique fondamental car derrière l’édition scientifique et sa maîtrise, c’est la capacité d’innovation, de créativité qui est en jeu. Le globish que le MEDEF impose de plus en plus dans les entreprises est un fantastique rouleau compresseur d’appauvrissement de créativité et de la place de la France dans le monde. Cette anglicisation est, par contre, tout à fait compatible avec la transformation accélérée de l’université française que les réformes successives des Labex, Idex et autres outils d’ex –ex comme excellence parce que nous sommes tous excellents bien sûr, sinon nous ne serions pas là !– ont produit, comme cette Fondation qui a justement pour but de donner plus de places au MEDEF dans le monde universitaire. Son premier Président, Alain Mérieux, disait que « La Fondation pour l’Université de Lyon est la preuve que tout est possible ». Enfin, tout, pas vraiment ! Ce qui l’intéresse lui, certes, l’entrepreneuriat, la recherche pilotée par l’aval profitable, la sélection sans doute mais la recherche fondamentale ou le droit d’accès à l’université pour toutes les catégories sociales, certainement pas ! Ce discours d’un grand patron justifie la restructuration de l’université parce que –dit-il– des élèves de Polytechnique sont partis en Californie fonder des entreprises à succès. Il paraît que personne ne les soutenait en France. Mais, bien entendu, c’est l’université qu’on accuse, pas les banques ni les grandes entreprises qui auraient dû être les soutiens naturels de ces jeunes investisseurs. Non, il faut au contraire donner tous les pouvoirs à ces entreprises sur l’université. C’est le cas avec les pôles de compétitivité qui dépensent l’argent public sur les seuls choix des entreprises. C’est le cas avec cette Fondation, dont le comité d’orientation est constitué d’un collège institutionnel de six membres –dont la Métropole d’ailleurs–, un collège socio-économique sans aucun représentant des salariés et un collège dit « académique » de six membres, dont seulement trois universitaires en activité. L’université est un des lieux d’invention et de défense de la démocratie et je fais partie d’une génération qui a connu une université où les enseignants, les personnels et les étudiants étaient les décideurs réels, dans des conseils d’université où les personnalités extérieures étaient un complément à l’organisation de la vie démocratique, qui plus est à l’image d’un Conseil économique et social représentant aussi bien le patronat que les salariés. Tout cela est du passé et la création de l’Université de Lyon et de sa Fondation a conduit à des structures de décisions « resserrées » –comme on dit– et, quand on passe d’un conseil d’administration de 80 membres, dont 10 personnalités extérieures, à des conseils de 30 membres, dont 15 personnalités extérieures, chacun comprend qu’on a changé d’ère et que la démocratie universitaire est une vieillerie. C’est pourquoi, à la demande de nombreux élus enseignants-chercheurs concernés, nous voterons contre cette délibération et nous appelons tous les élus de ce Conseil à prendre connaissance des prises de position de l’immense majorité des élus des personnels, enseignants et chercheurs de l’université et des écoles. Personne ne fera l’université sans eux. Je vous remercie.

Éducation et Culture

Organisation d’un voyage de mémoire à Auschwitz-Birkenau – Année scolaire 2017-2018 – Convention de groupement de commandes avec le Département du Rhône –

Mme la Conseillère BURRICAND : Simplement pour dire, monsieur le Président, que nous approuvons ces initiatives, que nous souhaiterions avoir plus d’éléments sur les collèges qui ont participé à ce type de voyage depuis la création de la Métropole. Il apparaît qu’il y a certaines difficultés sur la participation actuelle des collèges et plus de difficultés pour avoir des collèges candidats et ce serait bien que les élus qui siègent dans les collèges soient plus fréquemment sollicités pour pouvoir aborder ces questions avec les principaux, avec les parents d’élèves, ce qui aiderait peut-être à faire avancer le travail qui est nécessaire pour ce type de voyage, dont nous avons pu remarquer dans nos collèges qu’il était très utile.

Économie, Emploi et Insertion, Éducation et Culture, Finances et Institutions

Service public de restauration scolaire au sein des collèges métropolitains – Choix du mode de gestion –

Mme la Conseillère BURRICAND : Monsieur le Président, chers collègues, nous nous opposerons à cette délibération comme nous nous étions opposés au Conseil général quand la décision fut prise d’une privatisation progressive des cantines du département du Rhône. Vous me permettrez de souligner l’importance que notre groupe accorde au service de restauration des collèges, d’abord parce que l’éducation à une alimentation équilibrée est essentielle pour ces jeunes qui entrent dans l’adolescence, ensuite parce que, pour bien des familles en difficulté, ce repas sera pour leurs enfants le plus équilibré de la journée. La tarification au quotient familial avec un repas à un euro a permis le retour d’un grand nombre de collégiens vers des cantines qu’ils avaient abandonnées. Du coup, cela leur a permis aussi de laisser tomber les marchands de sandwiches, les marchands de soupes et des fois « le rien du tout » qui présidait au repas de midi. Nous considérons que la tarification sociale, le quotient familial est intouchable pour la Métropole. Cette délibération se veut très claire, à la fois sur les enjeux financiers et sur les exigences de qualité qui sont effectivement bien détaillées. Mais elle est en même temps un plaidoyer en faveur de la Délégation de service public au détriment de la régie. Le coût rentre bien évidemment en compte. Il serait intéressant de savoir pourquoi le privé peut descendre tant plus bas que le public ; peut-être parce que la rémunération, les conditions de travail, la précarisation des agents est à son maximum. Cette délibération n’aborde pas la question du coût social des emplois publics qui ne manqueront pas d’être supprimés du fait du passage de la régie à la Délégation de service public. Surtout, nous ne voyons pas bien pourquoi les objectifs assignés au prestataire ne pourraient pas être atteints dans le cadre du service public et nous voudrions plus d’explications sur cette question, tant du point de vue de la qualité, du point de vue des regroupements, du point de vue de la responsabilisation, du point de vue du contrôle et du point de vue de la proximité. Nous restons dubitatifs devant le petit paragraphe intitulé « effets attendus de la mixité des modes de gestion » qui semble indiquer une mise en concurrence des agents et des collèges, entre ceux du privé et ceux du public, mise en concurrence qui peut peser sur ce qui restera de service public. Nous ne sommes pas dupes de toute façon. Les dix propositions supplémentaires de Délégation de service public constitueront un nouveau seuil important, qui pèsera lui-même, par la suite, pour de nouvelles Délégations de service public là où il y a des régies car, globalement, le service public sera réduit et, donc, sera de plus en plus difficile à maintenir. Nous ne voterons donc pas cette délibération. Nous serons attentifs à ses conséquences sur les personnels mais aussi à la qualité du service rendu pour les collégiens dans l’ensemble des collèges et dans les dix collèges qui auront une nouvelle Délégation de service public.