Actualité

Le Conseil du 8 juillet 2019

Gilets jaunes, sécurité routière, qualité de l’air, collèges, aménagement du territoire, … sont parmi les questions abordées au dernier Conseil métropolitain…

Liste des interventions de notre groupe dans ce conseil

Le Conseil du 24 juin 2019

Lors du Conseil de Métropole du 24 juin, l’intervention de l’élu En marche de Vaulx en Velin, Stéphane Gomez, a provoqué de vives réactions sur un sujet qui, pourtant, conduisait à un vote unanime sur un projet positif pour les Vaudais. Il laissait entendre que rien n’avait été fait avant 2014 pour la rénovation urbaine de Vaulx en Velin…

Cette ville était pourtant citée partout en exemple pour la première phase de la rénovation urbaine, son Maire -apparenté Communiste- était même Vice-Président du Grand Lyon en charge, justement, de la rénovation urbaine… Chacun se souvient du mur d’escalade, de la restructuration du centre-ville… Il est normal de faire le bilan de cette première étape et de tirer les leçons de ses limites pour lancer une nouvelle phase qui tienne compte de l’expérience. Mais rappelons que tous les projets réalisés avant 2014, à Vaulx en Velin, étaient réalisés dans un partenariat étroit avec la Métropole, dont c’est la compétence.

Il est honteux, insultant pour les Vaudais engagés depuis des décennies pour leur ville, et totalement politicien pour un élu de se présenter comme celui qui a tout fait, en niant l’histoire… C’est peut-être la logique sectaire du Nouveau Monde en marche, ce n’est alors qu’une raison de plus, pour les Vaudais, de le rejeter !

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Communiqué de presse du 24 mai 2019… TEOM : la CANOL contre le service public ! …

De nouveau, la délibération de la Métropole de Lyon fixant les taux de Taxe d’enlèvement des ordures ménagères est attaquée en justice. Pourtant, la mission TEOM du Conseil de Métropole avait produit, l’an dernier, un rapport détaillé misant sur la transparence, pour les élus comme pour les citoyens, afin de sortir de l’imbroglio juridique créé par les attaques contre cette taxe. Ces attaques étaient, notamment, portées par des grandes entreprises pour obtenir des remboursements de millions d’euros. Elles obtenaient le droit de se dégager de l’impôt pour un service public dont elles savent, pourtant, le caractère essentiel pour leur cadre de vie, notamment après des semaines de grève…

Des décisions fortes avaient été prises par la Métropole dans la délibération 2019 avec une baisse de 17 % de la TEOM, le principe d’un équilibre dépenses-recettes du service et de nouveaux outils de transparence, budget annexe, rapport détaillé public.

Pourtant, la CANOL a de nouveau demandé en justice l’annulation de cette délibération et, dans son communiqué, annonce avec fierté les sommes qu’elle exige : 393M€ pour le passé, 112M€ pour 2019. Cette association, qui se présente comme défenseur des contribuables, demande donc à la justice d’imposer à la Métropole une dépense nouvelle de 505M€… autant dire une mise en cause radicale de nombreuses politiques publiques ou… une augmentation des impôts 2019 pour payer ces éventuelles condamnations !

Nous dénonçons cette attitude digne de mercenaires de la finance contre le service public ! Elle n’a rien à voir avec l’intérêt de contribuables qui sont aussi des citoyens, des habitants, des usagers et qui savent la nécessité de services publics de l’école, des transports, de la santé, du logement et… de la collecte des déchets !

Nous renouvelons notre soutien au principe d’un financement fiscal du service public des déchets, faisant appel à tous les contribuables, tout en réaffirmant notre objectif d’une refonte de la fiscalité locale vers une imposition progressive dépendante des revenus.

Nous considérons que les décisions de la Métropole, suite au travail de la mission, créent les conditions d’un débat citoyen éclairé sur le niveau des dépenses du service public des déchets et que l’action judiciaire de la CANOL révèle son refus de s’inscrire dans ce débat citoyen.

Nous dénonçons ceux qui agissent dans le seul intérêt des contribuables aisés et des entreprises, au détriment de tous ceux pour qui le service public est vital et qui souffrent déjà des inégalités territoriales.

Nous renouvelons notre étonnement devant le silence de la CANOL sur la fraude fiscale, comme sur l’évasion fiscale, dont les montants, à l’échelle de la métropole, sont nettement supérieurs au montant de TEOM ! Visiblement, la CANOL veut concentrer l’attention sur les services publics pour laisser sous silence les pratiques de ceux qui échappent, ou veulent échapper, au financement des dépenses publiques.

Chacun sait que nous sommes critiques d’une métropole loin des citoyens et des Communes, misant tout sur l’attractivité dans la mondialisation au détriment de la proximité et de la solidarité. Mais, nous soutiendrons les actions de la Métropole pour défendre l’intérêt des habitants usagers et contribuables, et nous les appelons comme citoyens à défendre le service public des déchets.

Le Conseil du 13 mai 2019

Un député la République en marche, par ailleurs ancien patron du Raid, a osé déclarer la veille du premier mai : « Il faut oublier l’affaire Malik Oussekine ».

Nous ne pouvions laisser passer cette délibération concernant l’îlot Oussekine à Givors sans rappeler que Malik Oussekine, jeune homme de 22 ans, a été assassiné la nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Paris dans le cadre de violences policières s’exerçant envers des jeunes mobilisés contre le Projet de réforme universitaire Devaquet. Les faits ont été prouvés, le ministre Devaquet a démissionné, deux policiers ont été condamnés, le projet a été retiré. Devant la faible peine infligée aux policiers qui avaient frappé, devant témoin, son frère jusqu’à la mort, sa sœur a déclaré : « J’ai compris que j’étais un citoyen de seconde zone ».

Quand ses représentants oublient l’état de droit et l’égalité de traitement,  la République se fissure. Il nous semble important de le rappeler dans un moment où nous comprenons que nous ne pourrons plus manifester -même un premier mai, un brin de muguet à la main et nos enfants sur nos épaules-. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, devrait bien y réfléchir, lui qui a commis un mensonge d’État en annonçant une attaque contre un hôpital public -attaque démentie de toutes parts et que la garde à vue de 34 personnes, pendant trente heures, n’a pas confirmé-.

Merci à la Ville de Givors d’entretenir la mémoire en donnant à ses rues et squares le nom de Malik Oussekine.

Et PLU-H, aides au logement, Schéma directeur des énergies, défense de l’hôpital public, politique culturelle de la Métropole, … entre autres.

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La métropole de Collomb, c’est la métropole de la concurrence !

La double page du Progrès de ce 14 avril, à la gloire de Gérard Collomb, confirme une Guerre du Trône dont les habitants de l’agglomération n’ont que faire. La réalité sociale et politique de la métropole est le lourd résultat de la politique métropolitaine que les Présidents concurrents Collomb et Kimelfeld ont construit ensemble. La fracture sociale et citoyenne est profonde dans cette métropole qu’ils nous ont vendu comme un modèle d’attractivité, un modèle de l’humain et de l’urbain. Mais la réalité est une métropole de la concurrence exacerbée des territoires, des Communes, des couches sociales.

Peu importe le bal des ego, ou des générations ! Ce n’est pas l’âge des artères de Gérard Collomb qui pose problème, et tant mieux s’il peut encore faire du sport. Mais Bouteflika n’aurait pas été sur un fauteuil roulant, le peuple algérien aurait quand même protesté contre un système politique dépassé. Ce dont souffre Gérard Collomb, c’est de l’âge de ses idées : de vieilles idées que le marketing de la société du spectacle ne rend que plus artificielles, déconnectées de la vie réelle des milliers d’habitants de l’agglomération.

Si les grands projets ne manquent pas dans cette métropole des startupers, la transformation de l’Hôtel-Dieu en hôtel de luxe résume la pensée Collomb, cette pensée toute macroniste qui veut nous faire croire au ruissellement de l’attractivité économique vers le social. La crise sociale et politique de la France depuis des mois, et qui a provoqué le retour de Collomb à Lyon, repose justement sur ce mensonge ressenti avec colère par les travailleurs pauvres et précaires, les mal-logés et demandeurs en attente, les pauvres et migrants espérant une aide, les jeunes qui, de stages en échecs, ne peuvent construire leur avenir et la grande majorité de ces salariés qui perdent du pouvoir d’achat et ont le sentiment d’un déclassement en plein cœur de la Ville Lumière !

Gérard Collomb semblait découvrir une France fracturée en quittant le ministère de l’Intérieur : « À force de vivre côte à côte, on finira par vivre face à face » ! Mais il ne peut comprendre que ce sont justement ses idées qui produisent les fractures sociales, culturelles, géographiques qui renvoient les Français les uns contre les autres.

Il a construit une métropole-principauté contre la République une et indivisible, contre la République des droits et des services publics -avec un statut spécifique qui met en cause la loi comme l’expression de la volonté générale, en cohérence avec son soutien à la casse de ce qui reste des services publics (EDF, SNCF), poussant à des statuts propres à chaque agglomération. C’est dans cette logique qu’il a refusé un Pacte métropolitain respectant les Communes.

Sa métropole est celle de la concurrence des régions, à l’échelle européenne comme nationale : l’attractivité lyonnaise se faisant au détriment de la région urbaine, aggravant sans cesse les déplacements pendulaires vers Lyon. Sa métropole est celle de la concurrence des territoires et des Communes : la dynamique économique de l’agglomération entièrement tournée vers la stratégie métropolitaine, concentrée dans le cœur d’agglomération.

Sa métropole est celle des inégalités, d’une véritable ségrégation territoriale. Au contraire de tous les discours, les écarts de revenus moyens s’accroissent entre les Communes et les quartiers : Lyon devenant la ville des cadres supérieurs ayant chassé la presque totalité de ses ouvriers, en même temps que la presque totalité de ses usines manufacturières.

Sa métropole est celle des mobilités contraintes. L’abandon du rail dans les politiques métropolitaines, depuis des décennies, laisse l’agglomération sans alternative sérieuse à la voiture hors ville centre. La dénomination marketing d’ « Anneau des sciences » pour le Tronçon ouest du périphérique ne peut masquer l’incapacité à décider une transformation complète des priorités et un investissement démultiplié pour les transports en commun.

Oui, la métropole de Gérard Collomb est la métropole des concurrences, des inégalités, des injustices ! C’est la métropole que poursuit David Kimelfeld, avec la même Majorité politique « de Gauche et de Droite ». Gérard Collomb, c’est cette évolution -du parti Socialiste vers la Droite- qui a fait pratiquement disparaître la Gauche, dans l’agglomération comme au plan national.

Nous appelons tous les habitants de l’agglomération à dire à Gérard Collomb : « Ça suffit ! »

L’heure n’est pas à adouber de nouveaux seigneurs mais à permettre aux habitants de décider. Il faut en finir avec cette métropole des concurrences, des inégalités, des injustices. Nous renouvelons notre appel au rassemblement pour créer la surprise et rendre la Métropole à ses habitants ! Nous appelons tous les habitants de l’agglomération à se rassembler pour construire la Métropole de la solidarité et de la coopération, appuyée sur des Communes fortes et respectées, pour réduire les inégalités sociales et les fractures urbaines et remettre les décisions qui engagent leur avenir dans les mains des habitants.

Communiqué de presse du 16 avril 2019… Soutien aux grévistes de JST Transformateurs Lyon…

Les élus du groupe Communiste, Parti de gauche et républicain de la Métropole de Lyon apportent leur solidarité aux salariés de l’usine JST Transformateurs de Lyon 8°, en grève depuis le 2 avril pour les salaires. Comme beaucoup de salariés, leurs salaires sont pratiquement bloqués depuis des années alors que l’inflation cumulée pèse sur le pouvoir d’achat. Leur revendication est prudente : le rattrapage de cette perte de pouvoir d’achat, soit 37,5€ mensuels.

Mais la Direction est sourde. Elle n’a ouvert aucune négociation sérieuse, préférant miser sur l’usure des grévistes ou l’opposition entre ouvriers et cadres. L’entreprise doit pourtant livrer un transformateur de grande valeur à la centrale du Tricastin, livraison bloquée par la grève. Le patron doit ouvrir les négociations !

L’entreprise JST Transformateurs a le même actionnaire que l’entreprise TSV (Transformateurs Solutions Vénissieux) de Vénissieux, usine que le groupe AREVA avait voulu fermer il y a quelques années et que les salariés et les dirigeants avaient pu sauver. Mais la déréglementation des marchés de l’énergie place ces entreprises dans la concurrence mondialisée et pèse fortement sur les salaires, tout en organisant la hausse des prix de l’électricité au profit de la rentabilité des acteurs privés.

C’est pourquoi l’action des salariés de JST Transformateurs est importante pour eux, bien sûr, leurs familles et leurs collègues, mais aussi pour tous les usagers de l’électricité, pour refuser cette politique de privatisation, qui pousse à la fois à la baisse relative des salaires et à la hausse de nos factures !

Nous défendons un grand service public de l’énergie, avec la renationalisation d’EDF-GDF, seul capable d’impulser la reconstruction d’une filière industrielle et technologique de l’électricité porteuse d’emplois qualifiés et correctement rémunérés.

Les élus Communistes, Parti de gauche et républicains de la Métropole de Lyon interpellent le Maire de Lyon et le Président de la Métropole pour qu’ils interviennent rapidement auprès des dirigeants de JST Transformateurs.

Communiqué de presse du 10 avril 2019… La Métropole doit entendre les revendications des éboueurs du privé ! …

Les élus Communistes, Parti de gauche et républicains de la Métropole de Lyon demandent au Président de la Métropole d’intervenir en urgence auprès de la direction de l’entreprise Pizzorno pour une solution rapide du conflit social en cours.

Le patron de Pizzorno doit venir sur place parler aux grévistes, comme l’a fait d’ailleurs le Président de la Métropole pour la grève des éboueurs métropolitains.

Les revendications des salariés sont légitimes. Puisque la Métropole a choisi de répartir la gestion de la collecte entre le public et le privé, elle doit faire respecter des règles communes sur les conditions de travail, les moyens techniques de sécurité du travail, la charge et les horaires des tournées.

Les élus Communistes, Parti de gauche et républicains de la Métropole soutiennent les revendications salariales dans tous les secteurs. Ils dénoncent cette France des bas salaires que la « concurrence libre et non faussée » a imposée depuis des décennies avec, notamment, la remise en cause du droit du travail.

Ils se sont exprimés à deux reprises pour soutenir les revendications des éboueurs du public, et renouvellent leur soutien à une augmentation des salaires de tous les éboueurs travaillant sur la métropole.

Si les négociations doivent se tenir, évidemment, entre la direction de Pizzorno et les représentants des salariés, la Métropole est le donneur d’ordre et doit affirmer clairement ses attentes auprès de l’entreprise. Elle doit :

  • faire étudier les revendications matérielles des salariés sur les équipements de sécurité et les conditions de travail, et imposer aux entreprises de respecter les préconisations retenues pour le public ;
  • évaluer la charge de travail des circuits de collecte privé avec les mêmes critères que pour les circuits de collecte publics, et demander le respect de charges maximum ;
  • assurer une évaluation du dialogue social dans les entreprises qui bénéficient de marchés publics de la Métropole.

En urgence, le Président de la Métropole doit intervenir auprès de la direction de Pizzorno pour l’ouverture rapide de négociations.

Communiqué de presse du 3 avril 2019… Les revendications salariales sont légitimes ! …

La grève de la collecte à la Métropole de Lyon entre dans une troisième semaine et s’étend aux entreprises privées. Les conséquences, sur le cadre de vie, deviennent de plus en plus difficiles dans nos Communes.

Les élus Communistes et Parti de gauche de la métropole réaffirment leur souhait d’un accord rapide répondant aux attentes des agents, sur le refus du « mono-ripeur » comme sur les revendications salariales.

Chacun comprend que la Métropole doit maîtriser sa masse salariale, dans un contexte de contractualisation imposée par l’État, même si les dépenses de collecte sont financées par la Taxe d’enlèvement. Mais nous refusons d’opposer les agents de la collecte aux autres fonctionnaires, comme d’opposer les fonctionnaires aux contribuables.

Certains disent que les agents de collecte sont déjà mieux payés que d’autres, mais ce sont les arguments de la « concurrence libre et non faussée », qui oppose toujours ceux qui ont moins à ceux qui ont un peu, laissant toujours tranquilles ceux qui ont beaucoup. Les agents de la collecte font un travail difficile, exigeant, accidentogène et leur revendication d’augmentation de salaire est légitime. Le point d’indice des fonctionnaires est pratiquement bloqué depuis 2010 : 1,2 % au total d’augmentation quand l’inflation sur la période s’approche de 10 % ! L’enjeu de la négociation est d’apporter une vraie réponse à cette situation. Elle doit, bien sûr, tenir compte des recettes -elle peut se faire dans le temps- mais elle doit marquer la considération que la collectivité apporte à des agents qui assument un service public vital. Notons que les dépenses de collectes sont financées par une taxe dédiée, ce qui laisse une relative autonomie de décision par rapport aux autres catégories.

Il est évidemment hors de question que les salaires moyens qui assument le plus gros de la fiscalité soient ceux qui paient une augmentation de salaires des agents de la collecte. C’est bien pourquoi nous réclamons depuis des années une vraie réforme de la fiscalité locale et une véritable refonte des valeurs locatives à la base de la Taxe foncière, donc de la Taxe d’enlèvement des ordures. Mais c’est justement pourquoi nous insistons pour que tous les propriétaires, y compris les entreprises, contribuent au financement de la collecte -même si elles n’en sont pas des usagers directs- car elles en sont, par le cadre de vie, des bénéficiaires indirects. Or, les Gouvernements successifs n’ont engagé de révision de la fiscalité locale que pour les entreprises, ce qui fait que la base fiscale métropolitaine des entreprises est en légère baisse pour 2019 alors que celle des ménages augmente de 2,2 % ! C’est le contraire qui serait légitime !

De manière plus générale, les revendications salariales des agents de la collecte sont légitimes comme celles des autres fonctionnaires et celles des autres salariés, du public comme du privé. La France est devenue un pays de bas salaires parce que les Gouvernements Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron continuent à nous faire croire que c’est le coût du travail qui explique les difficultés économiques et sociales de la France. Mais plus on fait pression sur les salaires et le droit du travail, plus le nombre de travailleurs pauvres augmente et plus le nombre de riches explose, plus les revenus des 1 % les plus riches progressent et plus le marché du luxe se développe et plus notre industrie se défait ! Ce ne sont pas les salaires qui freinent la création d’emploi, c’est le parasitage d’une économie au seul service des oligarchies et des plus riches !

L’injustice fiscale et sociale qui met la France en colère a, comme premier moteur, la baisse des salaires réels, la précarisation du travail et, donc, aussi le blocage des salaires des fonctionnaires ! Nous appelons tous les fonctionnaires, tous les salariés à se mobiliser pour une autre politique nationale des services publics, pour desserrer l’étau de l’austérité qui étrangle les collectivités locales, pour revenir sur les baisses de dotation et autoriser les collectivités à augmenter la fiscalité des entreprises sans augmenter celle des ménages ! C’est la clé pour répondre aux légitimes revendications salariales comme à la forte demande citoyenne de justice fiscale et sociale.

Communiqué de presse du 28 mars 2019… face au mouvement de grève à la collecte…

Les élus Communistes et Parti de gauche de la métropole souhaitent que les négociations en cours avec les salariés de la collecte des déchets aboutissent au plus vite en répondant aux attentes des agents.

Le Président de la Métropole a annoncé des propositions ce 26 mars sur les salaires, mais l’intersyndicale a annoncé qu’aucun accord n’avait été possible.

Chacun comprend bien que la Métropole doit maîtriser sa masse salariale, dans un contexte de contractualisation imposée par l’État. Mais les dépenses de la collecte sont financées par la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères et donc, comme pour l’eau, la logique veut que les recettes de collecte paient les dépenses de collecte. C’était le principe validé par la mission TEOM que nous avons défendu. La Métropole vient de fixer le taux à un niveau qui représente 95 % des dépenses prévues. Elle l’a fait pour la sécurisation juridique d’une délibération contestée, depuis des années, en justice par ceux qui voudraient faire de la collecte un service marchand. Mais chacun voit bien, dans la situation actuelle, que la collecte est un service public nécessaire à tous -même ceux qui ne produisent pas de déchets- ! Il faut espérer que ce niveau de TEOM ne soit pas un frein à une décision favorable aux demandes de revalorisation des salaires.

Les revendications portent aussi sur des conditions de travail et, notamment, sur les difficultés de remplacements, qui conduisent parfois à des circuits de collectes réalisés avec un seul « ripeur ». Nous soutenons le besoin de deux « ripeurs », qui était défendu par tous les élus de la Métropole dans les discussions, suite au mouvement de 2012, et qui a été acté dans les marchés de 2015. L’organisation doit garantir qu’aucun agent ne se retrouve en situation de « mono-ripeur », dont nous connaissons la dangerosité.

Au-delà des agents de la collecte, la colère sociale contre l’injustice fiscale et sociale peut s’exprimer dans de nombreux secteurs. Pour beaucoup de travailleurs, les salaires sont trop bas pour vivre dignement : ce qu’ont exprimé les Gilets jaunes, les infirmières et d’autres.

Il faut espérer que d’autres catégories se mobilisent aussi pour faire grandir et converger un grand mouvement populaire pour une augmentation forte de la majorité des salaires, et faire cesser le scandale des très hauts revenus !

Le Conseil du 18 mars 2019

Entre les manifestations qui se succèdent… sociales… pour le climat… pour l’emploi… le Conseil métropolitain du lundi 18 mars était attendu…

Nous vous invitons à découvrir nos interventions sur le climat, le logement, l’économie, la fiscalité, le vélo, …

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Le Conseil du 28 janvier 2019

Avec le projet de budget, nous avons une nouvelle démonstration que le Président du Grand Lyon la Métropole est un bon élève du Gouvernement Macron, et que tout est parfait dans le meilleur des mondes. La Métropole de Lyon se fait toujours l’écho du projet macroniste.

Circulez, il n’y a rien à voir ! Ni gilet jaune, ni blouse blanche, ni enseignant en souffrance, ni pompier en colère, ni lycéen privé d’avenir, ni maires en révolte. Mais la colère qui gronde dans notre pays est l’expression crue d’un ras-le-bol contre les inégalités, les injustices et le mépris.

Nous appelons le peuple à s’emparer des choses, à pacifier, élargir et construire une mobilisation qui rassemble, et à ne pas tomber dans le piège de la violence qui divise. Nous appelons aussi le pouvoir public à donner enfin sens à la justice sociale.

Face à l’urgence sociale, nous plaidons pour un plan ambitieux de solidarité, qui assume la redistribution des richesses de la Nation. Nous rappelons à la Métropole notre opposition à toute baisse de budget dans ce domaine.

Nous demandons des mesures urgentes et ambitieuses sur les questions les plus inquiétantes, notamment la grande pauvreté, les personnes âgées et la situation inhumaine des EHPAD. Nous devons concentrer plus de moyens là où les besoins sociaux augmentent.

Alors on entend déjà la réponse, à l’unisson, des responsables LaREM, qu’ils soient au Gouvernement ou dans les territoires : « Les budgets sont contraints, nous ne pouvons pas continuer à dépenser un pognon de dingue ».

Notre groupe pense au contraire qu’un autre projet de société est possible, avec une autre répartition des richesses, en rétablissant l’ISF, en stoppant l’évasion fiscale, en taxant le kérosène.

Il nous faut -ici, à la Métropole, comme à Bercy- sortir de notre zone de confort. Nous devons changer de schéma, pour changer de société.

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Le Conseil du 10 décembre 2018

Le vœu du groupe Communiste, Parti de gauche et républicain avait été accepté en Conférence des Présidents, mais le Président de la Métropole a refusé de le mettre aux voix, considérant que le règlement intérieur ne permettait pas de voter un vœu ne concernant pas les compétences de la Métropole, comme il venait de le faire pour un vœu de soutien aux pompiers, proposé par le groupe GRAM…

Pas de débat faisant écho aux luttes sociales ! Silence dans les rangs !

« De tout le pays monte la colère populaire contre l’injustice sociale et fiscale. Des millions de femmes et d’hommes constatent qu’ils ne s’en sortent plus et n’acceptent plus de payer de plus en plus cher pour survivre avec des salaires de misère, des pensions sans cesse rognées, des allocations sacrifiées sur l’autel de l’austérité.

Ce Gouvernement justifie sa politique d’inégalités par la fausse promesse de la théorie du « ruissellement ».

Ce Gouvernement justifie l’augmentation des prix et des taxes en faisant croire qu’elle est nécessaire à une Transition écologique.

Mais l’arrogance des ultras-riches, qui sont les seuls bénéficiaires de la politique du Gouvernement, ne crée ni croissance ni emploi et enferme, au contraire, notre peuple dans les bas salaires, les emplois précaires, la domesticité.

Mais l’humanité ne peut relever le défi climatique sans remettre en cause la logique économique du profit-roi, qui est au cœur du court-termisme que nous impose la « concurrence libre et non faussée ».

L’urgence pour la planète est de mettre en cause les logiques militaires pour faire reculer la domination des pétrodollars et, plus généralement, l’économie carbonée et permettre une réelle Transition énergétique. La France -avec ses compétences scientifiques et techniques, notamment de sa filière nucléaire-, comme le demande le dernier rapport du GIEC, pourrait jouer un rôle important pour aider les pays dépendants du charbon à en sortir rapidement.

Car la France est un bon élève du climat, et il est irresponsable de faire croire que des mesures punitives sur les déplacements, le logement ou la consommation des Français pourrait avoir le moindre impact sur l’avenir de la planète.

Par contre, la France détruit depuis des années son modèle social qui assurait la protection des plus faibles, des retraités, des jeunes, des femmes, et elle est devenue vice-championne en 2017 de la croissance du nombre de millionnaires !

C’est pourquoi nous demandons que le Gouvernement réponde à la souffrance et à la colère du pays avec de premières mesures :

– augmentation du SMIC de 200 euros nets et négociations nationales pour une augmentation générale des salaires et pensions, dans le public comme dans le privé ;

– moratoire généralisé sur les hausses de prix et de taxe pour 2019 qui frappent la consommation de tous, et taxation du kérosène ;

– taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies pétrolières ;

– arrêt de toutes les mesures de fermetures de lignes ferroviaires de proximité ;

– plan d’urgence pour la relance du fret ferroviaire ;

– retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun ;

– rétablissement de l’ISF.

Il faut de telles mesures de rupture pour sortir des fractures politiques et citoyennes qui détruisent notre démocratie. »

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Le jeu politicien

Le retour de Gérard Collomb a fait couler beaucoup d’encre, à défaut de cris de joie. Il a démontré, de nouveau, la faculté de certains à privilégier le jeu politicien. S’il a quitté le Gouvernement, ce n’est pas par désaccord avec les politiques suivies mais pour se replacer pour les élections de 2020. Il a constaté que ces élections seraient difficiles s’il représentait ce Gouvernement et cette politique tant contestés. Alors, il voudrait retrouver une certaine virginité à défaut d’assumer ses choix. Et il le dit, il conduira une liste qui ne sera pas « En marche » -même s’il annonce rester un fidèle soutien au pouvoir en place-.

Eh bien non, Monsieur Collomb, vous ne pourrez faire oublier le bilan Gouvernemental ! 6 millions de chômeurs, 9 millions sous le seuil de pauvreté, précarité généralisée ! Après le Code du travail, c’est la sécurité sociale, la retraite qui sont menacées de coupes sombres et de remise en cause. Les collectivités locales continuent à être ponctionnées, les Communes -éléments de base de la démocratie locale- sont amputées de pouvoirs et de moyens et sont menacées. Sans parler de votre indigne plan Asile-Immigration ! Et le tout pour le seul bénéfice des gros actionnaires, du monde de la finance, de l’Europe technocratique !

Et ici, la cour de maître Collomb de s’agiter ! Qui sera dans la nouvelle équipe ? Qui saura garder son confort, sa petite place ? Jamais sans aller à l’essentiel, à quelle politique pour, enfin, répondre aux besoins des habitants et de notre territoire ! Tout marche comme avant, alors continuons à lutter contre ces politiciens du pire !

Le Conseil du 25 juin 2018

Le Président nous ayant refusé de réagir, le groupe a profité d’un temps de parole sur une autre délibération pour commenter l’intervention de Philippe Cochet, pour le groupe Les Républicains, sur les modalités des futures élections métropolitaines, intervention à laquelle ont répondu et le Président Kimelfeld et le Vice-Président Grivel, longuement d’ailleurs.

Nous avons une nouvelle fois assisté au bal des hypocrites.

« Monsieur Cochet, comment pouvez vous vous présenter comme le défenseur des Communes alors que votre mouvement poliique est à l’origine de la première loi Sarkozy sur les Métropoles en 2010, puis de la commission Baladur dont chacun se rappelle le principal débat à Lyon dont faisait état Marc Grivel, sur la bonne manière, plus ou moins brutale, de faire disparaître les Communes ? … et je tiens à votre disposition les enegistrements vidéos commentés de ce débat avec Michel Mercier, Gérard Colomb et Gérard Larcher.

Monsieur Grivel, comment pouvez vous vous présenter comme un pragmatique apolitique défenseur des Communes ?

– Un pragmatique ? … mais pourquoi n’avez-vous pas soutenu les amendements présentés par notre groupe à l’occasion du Pacte de cohérence metropolitain, amendements visant à renforcer le poids des Communes dans la Métropole ? Vous avez systématiquement voté contre.

– Un défenseur des Communes alors que vous vous réjouissez de cette Métropole qui n’est plus une intercommunalité et qui n’est donc plus une association des Communes, mais une collectivité qui se substitue -c’est le thème de la loi que vous avez soutenue monsieur Grivel- aux Communes.

– Un apolitique, monsieur Grivel ? … mais vous avez été le vecteur de la recomposition politique aboutissant au mouvement En Marche en 2017, mouvement initié il y a longtemps à Lyon et symbolisé par l’accord entre vos amis Michel Mercier et Gérard Colomb ! Et soyons sérieux, peut-on être apolitique quand on est le Maire de la Commune qui a accordé 50 % de ses voix au très droitier Francois Fillon, record départemental ?

Le fond de la question est bien celle de la place des Communes dans la vie de la Métropole, d’une organisation institutionnelle de la Métropole qui reconnaisse la place des Communes -que leur Maire soit ou non représenté à la Métropole-, d’une procédure de décision qui permette aux Communes de délibérer pour formaliser leur avis sur les compétences métropolitaines dans leur impact sur la Commune. Car, cher Marc Grivel, la question n’est pas celle de la place des Maires au Conseil en Métropole -surtout s’il ne sagit que d’une place décorative, sans possibilité de peser sur les décisions qui concernent leur Commune-, la question est celle de la place des Communes dans la Métropole ! »

Liste des interventions de notre groupe dans ce conseil

La Droite et les élections métropolitaines…

Surprise en fin de Conférence métropolitaine des maires, consacrée à deux dossiers du cadre de vie -la publicité et la qualité de l’air-, Philippe Cochet interroge le Président Kimelfeld sur sa position concernant les circonscriptions des prochaines élections métropolitaines. Pas de réponse, mais la question mérite d’être notée…

On sait qu’avec les nouvelles modalités d’élection issues de la loi créant la Métropole, elles ne seront plus liées aux élections municipales. Dans la logique de la Métropole qui n’est plus une structure associant les Communes mais une nouvelle collectivité -et une des plus grosses de France !-, son élection se fera dans des circonscriptions représentatives de la population. Gros problème pour les Maires du groupe de Centre-Droit Synergies-Avenir qui réunit les Maires des petites Communes de l’ouest lyonnais traditionnellement alliés de Gérard Collomb… Ils n’auraient plus que 13 places pour 34 Communes… même si la Droite a obtenu au Sénat d’ajouter un siège… soit 14…

Gérard Collomb, devenu ministre de l’Intérieur, n’a pas répondu aux attentes de ses amis du groupe Synergies-Avenir et n’a pas modifié les modalités électorales ! Résultat, la Droite LR se présente comme les vrais défenseurs des Maires déçus, espérant fragiliser ainsi l’alliance lyonnaise qui était de Gauche et de Droite avant même le macronisme…

On verra bien ce que fera le Président du groupe Synergies, devenu le premier Vice-Président de la Métropole, qui va éliminer la moitié de ses amis… C’est d’autant plus amusant que le système électoral pourrait aussi, de l’autre coté, créer la surprise si le rassemblement contre Macron s’organise dans la Métropole en 2020… La majorité historique de Gérard Collomb pourrait être introuvable…