Actualité

Le Conseil du 28 janvier 2019

Avec le projet de budget, nous avons une nouvelle démonstration que le Président du Grand Lyon la Métropole est un bon élève du Gouvernement Macron, et que tout est parfait dans le meilleur des mondes. La Métropole de Lyon se fait toujours l’écho du projet macroniste.

Circulez, il n’y a rien à voir ! Ni gilet jaune, ni blouse blanche, ni enseignant en souffrance, ni pompier en colère, ni lycéen privé d’avenir, ni maires en révolte. Mais la colère qui gronde dans notre pays est l’expression crue d’un ras-le-bol contre les inégalités, les injustices et le mépris.

Nous appelons le peuple à s’emparer des choses, à pacifier, élargir et construire une mobilisation qui rassemble, et à ne pas tomber dans le piège de la violence qui divise. Nous appelons aussi le pouvoir public à donner enfin sens à la justice sociale.

Face à l’urgence sociale, nous plaidons pour un plan ambitieux de solidarité, qui assume la redistribution des richesses de la Nation. Nous rappelons à la Métropole notre opposition à toute baisse de budget dans ce domaine.

Nous demandons des mesures urgentes et ambitieuses sur les questions les plus inquiétantes, notamment la grande pauvreté, les personnes âgées et la situation inhumaine des EHPAD. Nous devons concentrer plus de moyens là où les besoins sociaux augmentent.

Alors on entend déjà la réponse, à l’unisson, des responsables LaREM, qu’ils soient au Gouvernement ou dans les territoires : « Les budgets sont contraints, nous ne pouvons pas continuer à dépenser un pognon de dingue ».

Notre groupe pense au contraire qu’un autre projet de société est possible, avec une autre répartition des richesses, en rétablissant l’ISF, en stoppant l’évasion fiscale, en taxant le kérosène.

Il nous faut -ici, à la Métropole, comme à Bercy- sortir de notre zone de confort. Nous devons changer de schéma, pour changer de société.

Liste des interventions de notre groupe dans ce conseil

Le Conseil du 10 décembre 2018

Le vœu du groupe Communiste, Parti de gauche et républicain avait été accepté en Conférence des Présidents, mais le Président de la Métropole a refusé de le mettre aux voix, considérant que le règlement intérieur ne permettait pas de voter un vœu ne concernant pas les compétences de la Métropole, comme il venait de le faire pour un vœu de soutien aux pompiers, proposé par le groupe GRAM…

Pas de débat faisant écho aux luttes sociales ! Silence dans les rangs !

« De tout le pays monte la colère populaire contre l’injustice sociale et fiscale. Des millions de femmes et d’hommes constatent qu’ils ne s’en sortent plus et n’acceptent plus de payer de plus en plus cher pour survivre avec des salaires de misère, des pensions sans cesse rognées, des allocations sacrifiées sur l’autel de l’austérité.

Ce Gouvernement justifie sa politique d’inégalités par la fausse promesse de la théorie du « ruissellement ».

Ce Gouvernement justifie l’augmentation des prix et des taxes en faisant croire qu’elle est nécessaire à une Transition écologique.

Mais l’arrogance des ultras-riches, qui sont les seuls bénéficiaires de la politique du Gouvernement, ne crée ni croissance ni emploi et enferme, au contraire, notre peuple dans les bas salaires, les emplois précaires, la domesticité.

Mais l’humanité ne peut relever le défi climatique sans remettre en cause la logique économique du profit-roi, qui est au cœur du court-termisme que nous impose la « concurrence libre et non faussée ».

L’urgence pour la planète est de mettre en cause les logiques militaires pour faire reculer la domination des pétrodollars et, plus généralement, l’économie carbonée et permettre une réelle Transition énergétique. La France -avec ses compétences scientifiques et techniques, notamment de sa filière nucléaire-, comme le demande le dernier rapport du GIEC, pourrait jouer un rôle important pour aider les pays dépendants du charbon à en sortir rapidement.

Car la France est un bon élève du climat, et il est irresponsable de faire croire que des mesures punitives sur les déplacements, le logement ou la consommation des Français pourrait avoir le moindre impact sur l’avenir de la planète.

Par contre, la France détruit depuis des années son modèle social qui assurait la protection des plus faibles, des retraités, des jeunes, des femmes, et elle est devenue vice-championne en 2017 de la croissance du nombre de millionnaires !

C’est pourquoi nous demandons que le Gouvernement réponde à la souffrance et à la colère du pays avec de premières mesures :

– augmentation du SMIC de 200 euros nets et négociations nationales pour une augmentation générale des salaires et pensions, dans le public comme dans le privé ;

– moratoire généralisé sur les hausses de prix et de taxe pour 2019 qui frappent la consommation de tous, et taxation du kérosène ;

– taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies pétrolières ;

– arrêt de toutes les mesures de fermetures de lignes ferroviaires de proximité ;

– plan d’urgence pour la relance du fret ferroviaire ;

– retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun ;

– rétablissement de l’ISF.

Il faut de telles mesures de rupture pour sortir des fractures politiques et citoyennes qui détruisent notre démocratie. »

Liste des interventions de notre groupe dans ce conseil

Le jeu politicien

Le retour de Gérard Collomb a fait couler beaucoup d’encre, à défaut de cris de joie. Il a démontré, de nouveau, la faculté de certains à privilégier le jeu politicien. S’il a quitté le Gouvernement, ce n’est pas par désaccord avec les politiques suivies mais pour se replacer pour les élections de 2020. Il a constaté que ces élections seraient difficiles s’il représentait ce Gouvernement et cette politique tant contestés. Alors, il voudrait retrouver une certaine virginité à défaut d’assumer ses choix. Et il le dit, il conduira une liste qui ne sera pas « En marche » -même s’il annonce rester un fidèle soutien au pouvoir en place-.

Eh bien non, Monsieur Collomb, vous ne pourrez faire oublier le bilan Gouvernemental ! 6 millions de chômeurs, 9 millions sous le seuil de pauvreté, précarité généralisée ! Après le Code du travail, c’est la sécurité sociale, la retraite qui sont menacées de coupes sombres et de remise en cause. Les collectivités locales continuent à être ponctionnées, les Communes -éléments de base de la démocratie locale- sont amputées de pouvoirs et de moyens et sont menacées. Sans parler de votre indigne plan Asile-Immigration ! Et le tout pour le seul bénéfice des gros actionnaires, du monde de la finance, de l’Europe technocratique !

Et ici, la cour de maître Collomb de s’agiter ! Qui sera dans la nouvelle équipe ? Qui saura garder son confort, sa petite place ? Jamais sans aller à l’essentiel, à quelle politique pour, enfin, répondre aux besoins des habitants et de notre territoire ! Tout marche comme avant, alors continuons à lutter contre ces politiciens du pire !

Le Conseil du 25 juin 2018

Le Président nous ayant refusé de réagir, le groupe a profité d’un temps de parole sur une autre délibération pour commenter l’intervention de Philippe Cochet, pour le groupe Les Républicains, sur les modalités des futures élections métropolitaines, intervention à laquelle ont répondu et le Président Kimelfeld et le Vice-Président Grivel, longuement d’ailleurs.

Nous avons une nouvelle fois assisté au bal des hypocrites.

« Monsieur Cochet, comment pouvez vous vous présenter comme le défenseur des Communes alors que votre mouvement poliique est à l’origine de la première loi Sarkozy sur les Métropoles en 2010, puis de la commission Baladur dont chacun se rappelle le principal débat à Lyon dont faisait état Marc Grivel, sur la bonne manière, plus ou moins brutale, de faire disparaître les Communes ? … et je tiens à votre disposition les enegistrements vidéos commentés de ce débat avec Michel Mercier, Gérard Colomb et Gérard Larcher.

Monsieur Grivel, comment pouvez vous vous présenter comme un pragmatique apolitique défenseur des Communes ?

– Un pragmatique ? … mais pourquoi n’avez-vous pas soutenu les amendements présentés par notre groupe à l’occasion du Pacte de cohérence metropolitain, amendements visant à renforcer le poids des Communes dans la Métropole ? Vous avez systématiquement voté contre.

– Un défenseur des Communes alors que vous vous réjouissez de cette Métropole qui n’est plus une intercommunalité et qui n’est donc plus une association des Communes, mais une collectivité qui se substitue -c’est le thème de la loi que vous avez soutenue monsieur Grivel- aux Communes.

– Un apolitique, monsieur Grivel ? … mais vous avez été le vecteur de la recomposition politique aboutissant au mouvement En Marche en 2017, mouvement initié il y a longtemps à Lyon et symbolisé par l’accord entre vos amis Michel Mercier et Gérard Colomb ! Et soyons sérieux, peut-on être apolitique quand on est le Maire de la Commune qui a accordé 50 % de ses voix au très droitier Francois Fillon, record départemental ?

Le fond de la question est bien celle de la place des Communes dans la vie de la Métropole, d’une organisation institutionnelle de la Métropole qui reconnaisse la place des Communes -que leur Maire soit ou non représenté à la Métropole-, d’une procédure de décision qui permette aux Communes de délibérer pour formaliser leur avis sur les compétences métropolitaines dans leur impact sur la Commune. Car, cher Marc Grivel, la question n’est pas celle de la place des Maires au Conseil en Métropole -surtout s’il ne sagit que d’une place décorative, sans possibilité de peser sur les décisions qui concernent leur Commune-, la question est celle de la place des Communes dans la Métropole ! »

Liste des interventions de notre groupe dans ce conseil

La Droite et les élections métropolitaines…

Surprise en fin de Conférence métropolitaine des maires, consacrée à deux dossiers du cadre de vie -la publicité et la qualité de l’air-, Philippe Cochet interroge le Président Kimelfeld sur sa position concernant les circonscriptions des prochaines élections métropolitaines. Pas de réponse, mais la question mérite d’être notée…

On sait qu’avec les nouvelles modalités d’élection issues de la loi créant la Métropole, elles ne seront plus liées aux élections municipales. Dans la logique de la Métropole qui n’est plus une structure associant les Communes mais une nouvelle collectivité -et une des plus grosses de France !-, son élection se fera dans des circonscriptions représentatives de la population. Gros problème pour les Maires du groupe de Centre-Droit Synergies-Avenir qui réunit les Maires des petites Communes de l’ouest lyonnais traditionnellement alliés de Gérard Collomb… Ils n’auraient plus que 13 places pour 34 Communes… même si la Droite a obtenu au Sénat d’ajouter un siège… soit 14…

Gérard Collomb, devenu ministre de l’Intérieur, n’a pas répondu aux attentes de ses amis du groupe Synergies-Avenir et n’a pas modifié les modalités électorales ! Résultat, la Droite LR se présente comme les vrais défenseurs des Maires déçus, espérant fragiliser ainsi l’alliance lyonnaise qui était de Gauche et de Droite avant même le macronisme…

On verra bien ce que fera le Président du groupe Synergies, devenu le premier Vice-Président de la Métropole, qui va éliminer la moitié de ses amis… C’est d’autant plus amusant que le système électoral pourrait aussi, de l’autre coté, créer la surprise si le rassemblement contre Macron s’organise dans la Métropole en 2020… La majorité historique de Gérard Collomb pourrait être introuvable…

Le Conseil du 27 avril 2018

Surprise pour ce Conseil, par deux fois, le Président David Kimelfeld (En Marche) a répondu positivement à une demande du Maire PCF de Vénissieux.

D’abord, pour la dénomination des futures « portes » du périphérique dont les services métropolitains voulaient faire disparaître les noms des Communes ! Michèle Picard est intervenue à l’occasion de la délibération portant sur la rénovation des portiques, pour demander que cette position soit revue, et que les portes du périphériques portent, comme à  Paris, le nom de la Commune limitrophe, porte de Villeurbanne, porte de Bron, porte de Vénissieux, … complété bien sûr de la signalétique pertinente pour la circulation… Le Président de la Métropole a soutenu cette position…

Puis, en fin de Conseil, répondant à la question orale de notre groupe sur le « Plan régional de santé ». Ce plan devait faire l’objet d’un avis de toutes les collectivités avant la fin du mois, mais aucune collectivité n’avait été saisie par l’Agence régionale de santé en charge de ce plan ! Michèle Picard était intervenue auprès de l’ARS pour demander le report, et David Kimelfeld a annoncé qu’il appuierait cette demande…

Cependant, ces deux éclaircies dans la frénésie de réforme macroniste qui marque la Métropole ne suffira pas à faire le beau temps dans l’agglomération pour les cheminots, les locataires, les infirmières ou les fonctionnaires…

Liste des interventions de notre groupe dans ce conseil